Ciné: La couleur de la grenade
Parfois on voit un titre ressortir si souvent que cela nous titille, aujourd’hui c’est le cas de Sayat Nova – La Couleur de la grenade, venant de l’Arménie et sous un titre on ne peut plus mystérieux on est dans le cas typique du film d’art-house réservé aux plus initiés. Avec des plans courts mais élusif, très peu de dialogue voir aucun (le texte s’affiche dans des encarts comme dans les films muets). Sorti en 1969, Sayat Nova parle de la vie du poète éponyme, de son enfance à sa mort. Mais ceci vous ne pouvez en déduire si vous lancez le film sans contexte, d’où le côté énigmatique.
Je ne vais pas mentir et dire que j’ai tout compris (c’est-à-dire j’ai compris en partie mais pas tout à fait), je ne vais pas vous prendre pour des pommes et vous révéler que je ne me suis pas assoupi pendant une dizaine de minutes suite aux plans soporifiques mais ça ne témoigne pas de la qualité du film. J’étais dans le film au tout début mais la fatigue a eu raison de moi. Je pense qu’il mérite un deuxième visionnage avec un contexte en bonnes et dues formes.