Ma faille

Ciné: All We Imagine as Light

Je me lance dans les "critiques" cinéma après tant de tumultes, j’ai plus l’idée d’un hybride blog-critique plutôt qu’une analyse simple d’un film. Étant donné que j’ai vocation à simplement écrire ce dont j’ai pensé du film et pas d’écrire la meilleure critique ciné, ce qui m’a paralysé de nombreuses années pour pouvoir mettre mes pensées par écrit.

Au commencement une amie voulait regarder un film au ciné avec nous, j’avais par conséquent commencé mes recherches cinématographiques et recherché lequel pouvait nous satisfaire le plus. Deux choix sont rapidement venus: Viet-Nâm et All We Imagine as Light. Comme tout bon cinéphile qui se respecte je me pressa sur Letterboxd pour voir l’avis d’un l’un et non de l’autre, on décrit le premier comme soporifique au possible, ce qui me fit peur puisqu’il y a des années avant je vis un long-métrage cambodgien tellement soporifique. Lorsque je regarda les avis de AWIaL je fus plus subjugué par les bonnes notes de celui-ci ainsi que la bonne note d’une personne de confiance.

Le synopsis était assez simple, deux femmes indiennes qui vivent ensemble l’un a été "abandonné" par son mari et l’autre un peu plus rebelle vit une histoire quasi taboo dans la société. Et de plus je ne dis pas non à un film étranger, moi qui souhaite toujours plus voir de la diversité dans mon journal de spectateur assidu.

Cependant je déchanta assez rapidement, de part un rythme extrêmement lent qu’on qualifierait presque d’escargotesque, et d’autre part une succession de non action ni de vrai trame narratif. Dans des termes plus concrets: On se fait ièch.

Alors soit le film annonce deux heures à son compteur et il a un prix Cannes mais il est facile de déterminer pourquoi. À l’heure où le féminisme a le vent en poupe, grand bien nous fait pour toutes les femmes, il y a aussi ce côté commercial, sans prise de risque (Barbie), qui fait qu’on essaie de nous la mettre à l’envers.

Ici on nous présente la perspective de trois femmes dans la société indienne et de sa place, la plus jeune Anu est celle qui souhaite le plus s’éloigner de ce carcan en fricotant avec un jeune homme musulman ce qui fait jaser la plupart de ces collègues à l’hôpital, la deuxième Prabha a du accepter un homme par le biais d’un mariage arrangé, ce qui bien sûr ne s’est pas bien terminé puisqu’il a déménagé en Allemagne et ne la contacte plus. Bien qu’elle soit conscient de cette séparation sans être pour autant un divorce elle s’interdit tout de même tout autre relation avec un homme en Inde. Et enfin la dernière, la plus vieille, dont j’ai oublié le nom, après s’être fait expulser de son appartement et ne souhaitant pas déranger son fils qui vit désormais avec sa femme va désormais retourner dans son village. Trois visions plus ou moins différente de la femme en Inde, la plus "rebelle" parvient à s’assumer et se fait plus ou moins pousser par Prabha pour présenter sa relation indo-musulmane. Prabha elle parvient à faire le deuil de sa relation dans une scène reminiscent du réalisateur thaïlandais Apitchapong Weerasethakul où elle s’imagine parler à son mari au lieu de l’homme qu’elle a sauvé de la noyade. Et enfin la vieille dame qui rentre dans son village puisqu’elle ne peut pas vivre dans la grande ville toute seule.

Tout ça en deux heures, vfiou dirait-on… Malheureusement le film est bien trop méditatif pour nous garder en haleine, on rejoindrait presque Orphée. Certaines scènes sont intéressantes comme celle du festival où l’on dit que les personnes qui vivent à Mumbay ne se plaignent jamais et qu’il faut vraiment y croire dur que fer que la vie serait meilleure ici car c’est la ville de l’illusion ou bien vers la fin où l’on passe de la ville à la campagne et que la lumière se fait plus agréable en comparaison aux sombres de la ville.

À la fin on se retrouve avec une fin timorée et pas grand chose pour se substanter.