Ma faille

Ciné: Dìdi (弟弟)

Les films célébrant le passage à l’âge adulte ont toujours eu le vent en poulpe, de Lady Bird jusqu’à mid90s, il y en a pour tous les goûts.

Dìdi s’adresse principalement à un public ayant des origines asiatiques mais il peut aussi à un public plus blanc mais rares sont les films qui traitent de la dissonance que ressente les immigrés de deuxième ou troisième génération. Ni blanc, ni totalement asiatique, un peu autre les deux, deux cultures qui s’entrechoquent mais qui ne s’assemblent pas. Comment faire pour associer ses deux pôles opposés ?

Dìdi semble plus naturel avec ses amis racisés même s’ils ne semblent pas particulièrement le prendre en compte, ni même le respecter dès fois… Cependant lorsqu’ils rencontrent ses futurs amis skaters il se présente comme Chris, omettant son sobriquet "Wangwang".

Plus tard dans le film nous voyons que ni l’appartenance au groupe 1 ni celui au groupe 2 ne convienne à Chris, on aurait pu très bien tomber dans le désarroi total mais le film se rattrape très bien puisque nous sommes en 2008 et que Andrew Tate et toute la manosphere n’en est qu’à ses balbutiements.

Pour un début le réalisateur Sean Wang frappe fort, évidemment qu’il manque un peu de profondeur à certains profondeurs et qu’on aurait aimé que cela dure plus longtemps pour voir le point de vue de la sœur mais on gardera ces critiques pour son prochain film.