Ma faille

Ciné: Le diable, probablement

Comment agir dans un monde qui s’autodétruit ? C’est le postulat que nous présente Robert Bresson avec Le Diable, probablement. Charles est un militant écologiste qui a perdu tout espoir et ne tient qu’à un fil, nihiliste au possible il ne voit pas d’alternative, que ca soit dans les actions violentes ou non-violentes. Alors que faire ?

Il vogue à gauche à droite, se persuade de rester en vie grâce à ses deux amantes, il aide son prochain qui est dans une situation plus précaire que lui, mais rien n’y fait. Dès le début nous savons qu’il va mourir alors de là on commence à retracer le chemin de sa mort.

Il y a quelque chose d’hypnotisant dans les mises en scènes de Bresson, tout est très simple que ca soit dans le cadrage, la réalisation, jusqu’au jeu d’acteur qui semble dénuer d’émotions. Mais la magie de Bresson réside dans une honnêteté sans pareil, Charles n’est pas dépressif mais veut en finir, il essaie par quelques occasions d’en finir sans succès évidemment.

Le coup de grâce sera finalement délivré par son ami toxicomane Valentin comme le veut la tradition antique romain, c’est l’esclave qui achève le maître.

S pour splendide.